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Quand votre lapin est malade.

Préservez sa santé

Les lapins sont par nature résistants et robustes. Si vous le soignez correctement, un lapin en bonne santé, et sans maladie génétique, ne devrait pas tomber malade. Si vous respectez les règles d’alimentation, lui faites prendre de l’exercice, maintenez sa cage propre et sèche dans un endroit approprié, sans oublier de vous occuper de lui avec compréhension et tendresse, vous aurez fait le principal pour que votre animal reste en bonne santé. Mais comme le lapin ne peut rien dire de son état de santé, il est de votre responsabilité de détecter les premiers signes d’une éventuelle maladie et d’agir. Mais ne jouez pas au vétérinaire !

Ce que vous pouvez faire vous- même

Si votre lapin n’est pas bien, n’attendez pas pour le soigner. Il suffit souvent de supprimer la cause du malaise pour que le lapin retrouve sa joie de vivre. Suivez les conseils suivants, et vous éviterez souvent la visite chez le vétérinaire. Diarrhée légère : changez la litière plus souvent et veillez à ce que le lapin ait chaud. Donnez-lui une camomille légère et du riz cuit et non salé, la diarrhée devrait disparaître en deux jours. Sinon, conduisez-le chez le vétérinaire.

Constipation légère ; ne donnez plus de graines, mais beaucoup d’eau. Vous pouvez aussi essayer une infusion de cumin ou une cuillère à café d’huile d’olive ; veillez à ce que votre lapin prenne beaucoup d’exercice. Si vous ne constatez pas d’amélioration au bout de 24 heures, allez immédiatement chez le vétérinaire.

Rhume des foins : faites disparaître la cause de l’irritation, foin poussiéreux ou détergents irritants. En cas de doute, emmenez l’animal chez le vétérinaire.

Coup de chaleur : mettez l’animai à l’ombre et donnez-lui de l’eau à température ambiante. Rafraîchissez-lui la tête, puis les flancs, avec des compresses humides, mais jamais glacées.

Faîtes lut boire un peu de café fort pour activer sa circulation : 1/2 cuillère à café pour les petits, une cuillère à café pour les races naines, et 1 à 2 cuillères à café pour les races de petite taille.

Comment se comporte le patient ?

Il n’y a pas de malade plus patient et plus calme que le lapin. Même quand il souffre beaucoup, il ne geint pas. On voit qu’il souffre à son regard, et la maladie se traduit par des modifications de son comportement ou de son aspect. Posez-vous les questions suivantes :

  • Quand avez-vous pour la dernière fois remarqué que son comportement changeait ?
  • Est-ce qu’il a mangé ? Si oui, quand, quoi, et quelle quantité ? « Quel est l’aspect de ses excréments ? A-t-il la diarrhée, ou est-il constipé ?
  • Ne donnez à l’animal malade que de la nourriture de régime. Il faudra parfois le mettre à la diète.
  • Veillez avant tout à l’entourer de calme.
  • Les variations de température, les courants d’air et autres sources d’irritation sont très dangereux et épuisants. A éviter absolument.
  • Veillez tout particulièrement à l’hygiène. S’il s’agit d’une maladie contagieuse, changez la litière très souvent, désinfecter la cage et tout le matériel, {désinfection biologique). Dès les premiers signes de maladie, mettez l’animal à l’écart des autres lapins, dans une cage qui lui sera réservée, et de préférence dans une autre pièce.
  • Soyez patient si l’animal a un comportement bizarre, s’il mord quand il a peur ou qu’il souffre.

S’il faut le faire piquer

Il arrive parfois, hélas que malgré vos soins attentifs, votre animal meure ou doive être piqué. C’est une perte douloureuse qui vous fait prendre conscience que ce lapin était un ami, un membre de la famille, qui avait au fil des ans pris place dans votre cœur. Mais la maladie n’est pas seule en cause, il y a aussi des erreurs de l’éleveur. Mon lapin angora jaune Boule, un an et demi, bondissait en tous sens, quand il est soudain tombé à la renverse. Le vétérinaire a vu à la radiographie qu’il était atteint d’une maladie héréditaire qui faisait dégénérer la colonne vertébrale. L’influx nerveux passait mal et la paralysie gagna peu à peu. Malgré les vitamines, la fin était inévitable. Quand je n’ai plus pu supporter le regard désolé avec lequel il suivait les ébats des autres lapins, je l’ai emmené chez le vétérinaire.